Abidjan-Grand Bassam

Un peu d'Histoire

La Côte d'Ivoire longe le Golfe de Guinée. Son peuplement est très divers. Les Adioukous, les Ébriés, les Atiés, les Abés et les Nzimas constituent les petits peuples des lagunes, partie que nous avons visitée.

Lorsque l'indépendance a été proclamée le 7 août 1960, Houphouët-Boigny est devenu le président du pays : l'ancienne Afrique-Occidentale française (A-OF) voyait naître un second pôle économique et politique, concurrent du Sénégal, où se trouvaient alors les administrations coloniales.

Malheureusement, en quelques années, des problèmes de suprématie ethnique ont créé de telles tensions que ce pays magnifique et chaleureux n’était déjà plus très sûr en 1997, et qu'il était temporairement négligé par les touristes ...

Le coup d’état du 19 septembre 2002 a porté un coup fatal au tourisme. Ces pages sont là, pour l’instant (mars 2006), en hommage à ce pays que nous avons beaucoup aimé lors de notre voyage.

Abidjan

Capitale économique

D’Assinie, où nous résidions, nous sommes allés visiter Abidjan, la capitale administrative et économique du pays. Plaque tournante d'Afrique de l'ouest, Abidjan exerce un pouvoir d'attraction certain sur les habitants de la Côte d'Ivoire et sur les touristes.

Le 1er janvier 1934, elle devient le chef-lieu de la colonie et, le 4 décembre 1958, prend le titre de capitale de la République de Côte d'Ivoire après Grand-Bassam et Bingerville et avant Yamoussoukro.

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Vue générale
Les grands immeubles du Plateau

Le fleuve Banco

Nous faisons, en car, le tour de la ville et nous arrêtons près du fleuve Banco.

On y admire l'activité incessante de centaines de laveurs de linge, les « fanicos », venus surtout de la proche Guinée. Entassés presque les uns sur les autres, au milieu du fleuve, ils lavent, savonnent, frappent des tas impressionnants de linge sur des rochers et l'étendent sur des pneus ou sur l’herbe pour le sécher.

On se demande comment ils s’y retrouvent, mais apparemment, ça ne pose pas de problème : à la fin chacun retrouvera et livrera les bonnes chemises à ses clients !

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Les laveurs de linge du Banco
Les laveurs de linge en plein travail

Le marché de Cocody

De là, nous passons au quartier de Cocody. C’est là, au milieu des ambassades, des universités et des belles demeures, que nous nous arrêtons au marché.

Il nous propose ses différents quartiers : après un passage dans ceux réservés aux viandes ou poissons odoriférants, on est heureux de flâner entre les fleurs aux mille couleurs et aux senteurs plus douces.

Le Plateau

L’arrêt suivant nous amène au Plateau. Surnommé le "Manhattan des tropiques", il surplombe la lagune Ebrié. C’est le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.

Nous y visitons la cathédrale Saint Paul du Plateau, toute moderne. Cette cathédrale qui a coûté environ 120 millions a été inaugurée par le Pape en 1985. Elle est l'oeuvre d'un architecte italien et représente symboliquement le pape les bras grand ouverts.

Un peu de shopping dans les galeries de l'Hôtel Ivoire, l'hôtel le plus réputé d'Afrique de l'Ouest, où tous les plaisirs sont offerts, piscine, patinoire, bowling, cinéma, casino, galerie d'art… et on rentre "à la maison".

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Les vitraux de la cathédrale d'Abidjan
Le marché aux fleurs de Cocody

Grand Bassam

Un riche passé colonial

Une autre excursion nous mène vers Grand Bassam. Bien que la ville soit réputée pour ses maisons de type colonial, elle n'est plus maintenant qu'une relique nostalgique de son apogée comme première capitale du pays, de 1893 à 1900. En effet, en 1899, la ville a subi une terrible épidémie de fièvre jaune.

Les Français se sont retirés à Bingerville où l'air est plus pur et en ont fait la capitale suivante de Côte d’Ivoire.

Grand Bassam est située entre mer et lagune, à 40 km à l'est d'Abidjan, dans la partie sud-est du pays et couvre 11300 ha. Comme la ville est drainée par le fleuve Comoé et les lagunes Ouladine et Ebrié, cela forme le plus vaste estuaire de la Côte d'Ivoire. De plus, une plage de sable fin qui s'étend sur 15 kilomètres de longueur, sur l'Océan Atlantique, en fait un décor sans pareil.

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L'ancien palais du gouverneur
L'ancienne poste

Nous nous arrêtons à l'ancien Palais du gouverneur français, dont l'architecture avait été étudiée pour lutter contre les chaleurs tropicales. Il est devenu le Musée du costume, ce qui lui a permis d'être restauré et entretenu ...

On y voit une belle exposition de masques traditionnels. Mais on ne peut les prendre en photo, car ils représentent des divinités animistes, génies et ancêtres, qui s’incarnent à travers des objets divers (masques, statuettes, fétiches…), et serviront d'intermédiaires auprès du dieu. Des cérémonies où le divin s'allie souvent à l'occulte sont en effet encore largement pratiquées en Côte d'Ivoire.

L'ancien «Hôtel des postes» de 1894, au quartier France, en revanche, n'a pas eu la même chance : voici ce qu'il en reste !

Il doit, néanmoins, être réhabilité pour devenir la maison du patrimoine culturel de Grand Bassam, Il a été classé sur la liste du patrimoine national en 1991.

Les travaux ont démarré en octobre 1993 pour s’arrêter presque aussitôt. Nous avons appris, par la suite, qu’ils ont été terminés en juin 2002, pour accueillir des expositions artistiques et un Musée de la Poste et de la Philatélie…

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Une Maison coloniale
Une termitière parmi les ananas

Un tour au village artisanal

On visite encore le village artisanal, où travaillent 1500 artisans sculpteurs, potiers, céramistes, vanniers, bronziers, batikiers, menuisiers, qui proposent des objets et pièces d'art en bois, bronze, or, argent caractéristiques de la culture africaine et ivoirienne. C’est là que nous trouvons un très joli tableau représentant des ananas qui orne, depuis, un mur de notre salon.

Sur la route du retour, on s’arrête pour voir, justement, une plantation d’ananas. Au milieu du champ, une termitière, se dresse fièrement.

L'économie de la Côte-d'Ivoire repose sur l'agriculture, qui occupait 54 % de la population active en 1995. Premier producteur mondial de cacao et quatrième pour le café, ses principales cultures d'exportation sont le café et le cacao en zone forestière, la banane et l'ananas dans le Sud, où nous sommes.

--> A 120 km à l'est d'Abidjan, Assinie