La ville de Guérande

Après le déjeuner, nous visitons la jolie cité guérandaise. La ville est piétonnière, on doit se garer hors les murs. On tourne un peu autour des remparts avant de trouver une place : c’est qu’il y a du monde, ici, contrairement aux salines où on avait l’impression d’être tout seuls…

On apprend que c’est en 1343, à la suite du saccage de Guérande par les troupes de Charles de Blois de 1342, que Jean de Montfort a demandé le renforcement massif de la ville par des fortifications. Les travaux ont commencé par la Porte Vannetaise. Il a fallu attendre 145 ans pour que ces remparts, achevés, soient inaugurés par le duc breton François II (père d'Anne de Bretagne), quelques mois avant sa mort. C'est la Porte Saint Michel qui a été achevée en dernier.

Sur 1 434 mètres, il y a quatre portes (Saint Michel à l'est, Vannetaise au nord, Bizienne à l'ouest et de Saillé au sud) et six tours monumentales. En 1848, une ouverture supplémentaire a été ouverte au sud-ouest des courtines : la poterne du Tricot.

On entre par la Porte de Bizienne dans une ville qui a conservé un air médiéval, d’autant plus qu’en été l’illusion est renforcée par des comédiens et chanteurs en habits anciens qui se promènent parmi nous où donnent des représentations de plein air et de gais oriflammes qui festonnent les rues..

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 Nous sommes bien en terre bretonne : les maisons pourraient être austères, en grosses pierres de granit gris. Mais la pierre chante sous le soleil et la fantaisie vient des portes, toutes peintes de couleurs vives, ornées de petits carreaux, de voilages colorés, de plantes grimpantes, encadrées de linteaux sculptés aux formes harmonieuses ou audacieuses…

Chaque rez-de-chaussée, ou presque, accueille un commerce : restauration, produits locaux, vêtements, souvenirs… La marchandise déborde sur le trottoir, créant une douce confusion entre l’intérieur et l’extérieur, mise à profit par le chaland qui passe…

Et que dire alors des enseignes ? Elles se balancent doucement au vent. De bois, de fer, elles sont de toutes tailles et formes. Ici, un pantin vêtu de gaze fine s’envole, là, un artiste peint en costume breton annonce la couleur, ailleurs un chien assis présente la crêperie du même nom, une dame aux beaux atours  préside aux destinées d’une pâtisserie, une chouette veille sur l’opticien…

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Guérande : rues anciennes et Collégiale Saint-Aubin

Nous sacrifions donc à l’invite et entrons dans ces jolies boutiques, succombant parfois ! Mais nous arrivons sur la place de la Collégiale Saint-Aubin, impressionnante par sa taille et sa richesse.

Elevée sur d’anciennes fondations mérovingiennes du XII° au XVI°s, elle nous offre une belle façade occidentale de granit agrémentée de fins clochetons et de pinacles à crochets. Au XV°s, on a même encastré, sur le contrefort gauche de la façade, une rareté : une chaire à prêcher extérieure, réservée aux catéchumènes. On admire aussi le Porche du Baptistère, construit au XV° s. et décoré à la Renaissance, qui permet d'entrer dans la Collégiale.

On continue la promenade par des ruelles pavées en passant devant des maisons anciennes des XVI et XVII°s, dont une magnifique : celle qui fait l’angle de la place et de la rue Sainte-Anne,et une autre, toute fraîche avec ses colombages d’un bleu azur en encorbellement qui ressort sur son crépi blanc…

On se dirige vers l'imposante Porte Saint-Michel du XVI°s, flanquée de deux des six tours des remparts, qui abrite le musée. C'est l'ancien logis du Gouverneur et uns prison pendant la Révolution. Sur les murs, sous les voûtes, les marques des compagnons tailleurs de pierre sont émouvantes…

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Guérande : la Porte Saint-Michel

 Un rafraîchissement bienvenu dans un joli café, nous quittons nos amis et nous voilà prêts à rentrer à la maison en traversant Le Croisic  et son joli port de pêche. On suit la Côte sauvage dont les rochers ont des noms évocateurs, comme « l’Ours » ou « le grand autel » et part vers le superbe pont de Saint-Nazaire qui nous ramènera chez nous…